Bientôt la fin des mutuelles étudiantes ?

Publié par Quentin le 18 janvier 2015 dans Actualité

En novembre 2014, le Sénat a adopté une proposition de loi visant à réformer le système de sécurité sociale des étudiants d’ici à 2018. Une nouvelle étape vers la suppression des mutuelles étudiantes, particulièrement controversées en ces temps difficiles pour les finances publiques. Retour sur la fin annoncée des mutuelles étudiantes, et les conséquences en matière de mutuelle santé moins chère :

 

 

Mutuelles étudiantes : une polémique de longue date

 

La fin des mutuelles étudiantesEn France, la Sécurité sociale des étudiants est déléguée à deux organismes : un réseau de mutuelles régionales (EmeVia, Smerep) et la LMDE. Ces organismes remboursent chaque année les dépenses de santé d’environ 1,7 million d’étudiants, dont 900 000 sont adhérents LMDE. En 2013, les mutuelles étudiantes ont ainsi perçu 93 millions d’euros de l’Etat, une somme jugée prohibitive par les plus farouches opposants à ce système dérogatoire. En 2012, un rapport de la commission des affaires sociales, cosigné par Catherine Procaccia (sénatrice UMP du Val-de-Marne), soulignait déjà le déficit structurel des mutuelles étudiantes, et recommandait la fin de la gestion déléguée de l’assurance maladie des étudiants.

 

L’association UFC-Que choisir s’est saisie du dossier, sans oublier la Cour des comptes et l’Inspection générale des affaires sociales, à l’origine de rapports sans concession sur la qualité des services «très insuffisante» des mutuelles étudiantes : dossiers perdus, délais de remboursement, mutations inter-régimes, etc. Au total, les Sages de la rue Cambon estiment qu’une réforme des mutuelles étudiantes pourrait dégager jusqu’à 69 millions d’euros pour des finances publiques en déficit structurel.

 

Dans ce contexte, l’adoption par le Sénat en novembre 2014 d’une réforme du système de sécurité sociale des étudiants ouvre la voie à une suppression pure et simple des mutuelles étudiantes d’ici à 2018. A cette échéance, les prestations aujourd’hui remboursées par la LMDE et les mutuelles régionales pourraient tomber dans l’escarcelle du régime d’origine des parents de l’étudiant.

 

 

La contre-attaque des mutuelles étudiantes

 

Cette initiative ne fait pourtant pas l’unanimité, comme en témoigne la prise de position de Geneviève Fioraso, secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur, qui craint de faire « basculer 1,7 million d’étudiants dans l’inconnu ». Menacées de disparition pure et simple, les mutuelles étudiantes s’insurgent également contre les accusations de la sénatrice UMP, à grand renfort de sondages de satisfaction : une enquête menée par l’institut CSA, publiée en novembre dernier, souligne que 67% des étudiants rattachés à une mutuelle étudiante se déclarent satisfaits.

 

Les critiques se concentrent d’ailleurs sur la LMDE, mutuelle étudiante d’envergure nationale et structurellement déficitaire. Après avoir frôlé la faillite en 2012, la LMDE est désormais sous administration provisoire depuis juillet 2014.

 

Pour palier à cette incertitude, rappelons que les jeunes de 17 à 25 ans peuvent tout à fait opter pour une mutuelle santé traditionnelle, avec ou sans mutuelle étudiante. Quelques clics sur un comparateur de mutuelles santé en ligne suffisent pour trouver les garanties les plus adaptées à ses besoins autant qu’à son budget.

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